La soirée s'annonçait agréable, très agréable.
Julie et Martin étaient attablés avec deux autre couples à une petite table ronde, tout
près de la piste de danse. Autour d'eux, trente-cinq à quarante couples à l'esprit
très ouvert, venus aussi pour cette soirée rencontre pour couples très libertins. La
salle de réception, un peu anonyme mais chaleureuse, était fréquentée ce soir par une
clientèle de joyeux fêtards déterminés à goûter à toute une variété de plaisirs
charnels. L'endroit était très couru car ici c'était comme si tout se déroulait dans
le respect même du non verbal ; un simple geste de retrait suffisait pour dire non merci.
Mais comme ce n'était pas là le désir de tous ces hommes et ces femmes, il était
d'usage de voir une main baladeuse s'attarder sur un sein, sur une fesse ou même sur un
sexe masculin sortant de sa léthargie.D'ailleurs devant Julie et Martin le spectacle
était déjà sans équivoque. Les premiers slows de la soirée offraient déjà
l'occasion de satisfaire le petit côté voyeur des trois couples que le hasard avait
réuni à cette table. Ils y allaient d'ailleurs déjà de commentaires intéressés sur
des gestes ou des attitudes joliment osées.
Tout près d'eux des couples s'enlaçaient sur le plancher de danse en se caressant
langoureusement. Comme la plupart des femmes étaient vêtues pour l'occasion, plusieurs
d'entre elles facilitaient l'accès à leurs charmes. Une jupe très haut fendue, quelques
boutons défaits ou une simple fermeture éclair permettaient de dévoiler un sein ou
d'exposer de très longues jambes souvent jusqu'aux fesses. Nos trois couples se
délectaient du spectacle.
Deux couples s'étaient regroupés pour danser et leur danse était loin d'être
banale. Les deux femmes grandes et minces toutes les deux, l'une blonde aux cheveux courts
et l'autre brune aux cheveux longs et bouclés, se retrouvaient face à face. La blonde
détacha le haut de sa robe dont le corsage était retenu au cou par une simple boucle. La
brune roula elle son bustier en spandex jusqu'à la taille. Les deux femmes, poitrines
nues, s'amusaient de façon totalement impudique à s'unir l'une à l'autre par la pointe
des seins. C'est comme si un courant électrique les traversait à chaque fois que leurs
seins se frôlaient. Et comme elles avaient toutes les deux les mamelons en érection, il
était évident que ce jeu mettait à partie pour chacune d'elles une zone hautement
érogène.
Et ce n'est pas tout. Chacun des hommes qui les accompagnaient s'était placé
derrière sa nouvelle partenaire du moment. Je ne sais pas s'ils se connaissaient déjà,
mais si ce n'est pas le cas, il n'ont pas pris beaucoup de temps à bien s'entendre.
Chacun des hommes s'était collé sur les fesses de sa nouvelle équipière en l'enlaçant
par derrière. Des deux côtés, leurs mains s'étaient glissées sous la jupe et sous la
robe pour rejoindre le sexe de celles qui se caressaient mutuellement. Il n'était pas
possible de bien distinguer car les tissus voilaient l'action des mains, mais il était
clair que de part et d'autre les deux femmes se faisait doucement masser le clitoris et
l'ouverture du vagin. D'ailleurs celles-ci montraient un niveau d'excitation sexuelle
certain.
Je ne sais pas trop pourquoi, mais toutes les deux avaient tendance à cabrer le reins
ce qui avait pour effet de projeter leurs poitrines un peu plus vers l'avant. Ce faisant,
cela permettait aux deux hommes d'agir un peu plus intensément sur les sexes assurément
mouillés. Cette masturbation en couple produisait ses effets. Le souffle de la blonde
devenait de plus en plus court tandis que la brune produisait maintenant toute une série
de petits sons aiguës. Une vraie petite souris. Dans le feu de l'action, les deux femmes
unissaient aussi leurs bouches gourmandes et on pouvait voir, même à une certaine
distance, leurs langues se chercher, se trouver et s'entremêler.
C'est Julie qui, subjuguée par la scène, dit:
Ça doit être vachement excitant, mais c'est clair que ces femmes manquent de
contrôle. Ça fait à peine dix minutes que ça dure et elle est sur le point de jouir
sans retenue. Bien voyons donc!
Linda et Christine, assise à la même table, y allèrent de propos semblables.
Je suis d'accord avec toi. Une femme peut en prendre bien plus que ça avant de jouir.
Moi, en tout cas, je laisse durer le plaisir comme je veux
C'est pareil pour moi. Même le petit lapin des piles longue durée n'en revient pas.
Mon vibrateur non plus d'ailleurs!
Et tous éclatèrent de rire. On sentait déjà une belle chimie entre ces trois
couples. Une sorte de complicité spontanée qui détendait l'atmosphère tout en lui
donnant un caractère érotisant. C'est Martin qui, tout en faisant du pouce sur les
commentaires à la fois hardis et un peu prétentieux des filles, eut l'idée de proposer
un petit défi.
Eh doucement les filles. Je ne suis pas du tout certain que vous pourriez faire mieux.
En plus, chacun de nous on connaît vos petits coins sensibles, vos zones un peu plus
érogènes
Non, vous ne feriez pas mieux
T'as beau parler, ce n'est que des mots. Nous on sait qu'on peut contrôler nos
orgasmes comme on veut.
Oh là! Tu pousses un peu fort. Écoutez, je vous propose un petit challenge surprise.
On a une chambre à l'étage. On quitte la soirée pour une petite heure, puis on revient
pour les meilleurs moments un peu passé minuit. Pourtrancher de façon décisive, on
monte tous à la chambre et là chaque conjoint utilise toute sa science pour amener sa
partenaire à l'orgasme. Pas d'échanges de couples pour le moment, juste une sorte de
démonstration du savoir-faire, basée sur l'expérience de chacun et sur la connaissance
de l'autre. Plus tard on verra bien
D'une part on pourrait apprendre maintenant les
trucs favoris des autres et d'autre part, en plus de s'offrir un joli spectacle pour
voyeurs avertis, on est fixé chrono à l'appui sur les fondements de vos prétentions de
filles. Et puis on a à la chambre un bien beau coffre à jouets dont la plupart peuvent
être recouvert d'un condom. On pourrait aussi voir si les doléances de Christine sur le
petit lapin des piles longue durée sont fondées. Moi j'ai des doutes. Alors on y va?
C'est tout souriant que nos trois couples s'excusèrent auprès des hôtes de la
soirée en promettant de revenir dans environ une heure. Jean-Luc et Adelina, les hôtes
de ces soirées sensuelles, savaient que les trois petits couples allaient se payer une
partie de jambes en l'air qui serait tout sauf désagréable.
C'est Julie qui glissa la carte magnétique dans la fente de la serrure de la suite
218. Le voyant passa au vert et elle ouvrit la porte. Les six fêtards pénétrèrent dans
cette grande chambre qui offrait confort et chaleur. Outre un très grand lit, on y
retrouvait quelques fauteuils, un grand pouf qui devrait s'avérer fort utile comme aire
de jeu et un bain tourbillon qui lui ne devrait peut-être pas servir ce soir, mais
sait-on jamais? La douche adjacente à la salle de bain n'était séparée de la chambre
que par une grande vitre claire qui permettait de tout voir. Julie invita tout le monde à
s'installer confortablement tandis que Paul retira d'un seau à glace une bouteille de
Goldschläger, un délicieux schnaps à la cannelle, parsemé de vraies pépites d'or. Une
petite liqueur aussi jolie à regarder que bonne à déguster.
Qui aimerait un digestif? Si vous ne connaissez pas, je vous conseille
Tous acceptèrent de partager l'expérience. Et c'est avec joie que presque tout le
monde, sauf Linda qui connaissait déjà, découvrit ce plaisir raffiné d'origine
italo-suisse. Martin prit la parole.
Alors les filles, comme ça vous avez un grand contrôle sur l'orgasme. Toujours prête
à en faire la preuve? Alors, qui est-ce qui se propose pour le premier défi? Julie et
moi on peut commencer
C'est David, le voisin de Linda qui fit le premier signe.
Linda a beau dire qu'elle peut faire durer le plaisir à volonté, moi je ne suis pas
si sûr que c'est toujours le cas. Prête à relever le défi Linda?
Tu vas avoir la surprise de ta vie mon pit. Dis-moi comment tu veux faire ça et
regarde moi bien aller. T'as besoin de t'armer de patience. J'ai justement envie ce soir
de faire durer tous les plaisirs.
David se leva et alla chercher Linda en lui tendant la main. Doucement il descendit la
fermeture éclair de sa robe qui glissa d'elle même pour tomber à ses chevilles. Linda
ne portait qu'un porte-jarretelles de couleur cannelle avec de jolies broderies dorées.
Celui-ci retenait de longs bas noirs, garnis dans le haut d'une large bande de dentelles.
Il lui caressa lentement les seins pour en apprécier le galbe presque parfait. On la
voyait déjà frémir. Fait surprenant, Linda arborait un bronzage aussi égal
qu'intégral acquis tout au long de l'été dans un camp naturiste qu'ils fréquentaient.
C'est David qui avait décrit un peu plus tôt ces vacances inoubliables. David de son
côté retira également tous ses vêtements. Ce qui attirait tout d'abord l'attention
chez lui, ce n'était pas son bronzage également intégral mais bien, on ne pouvait pas
la raté, une solide érection provoquée par cette situation pour le moins stimulante. Il
se tourna vers Julie et Martin pour leur dire en souriant:
Vous tenez toujours le chrono? On va bien voir si Linda a tant de contrôle
Il invita Linda à s'approcher d'une table à café, basse et carré, qui devait faire
trente pouces sur trente pouces. Il lui demanda de placer ses pieds de part et d'autre des
pattes de la table et de se pencher vers l'avant pour déposer ses mains sur l'autre bout
la table en tenant les côtés. Linda se retrouva de facto les jambes tendues bien
droites, largement écartées, avec le torse penché vers l'avant, perpendiculaire à la
table. Dans cette position elle affichait à Martin, Christine, Marc et Julie, sans
réserve possible, toute son intimité. Toujours joliment bandé, David s'agenouilla
derrière Linda et d'une langue active il se mit à lui faire un cunnilingus digne d'un
professionnel de la chose. Il entrait et sortait sa langue dans ce vagin chaud qui luisait
déjà de glaire. Sa langue tournait, vrillait, léchait, se contorsionnait et s'acharnait
tant sur le clitoris de Linda que dans les premiers pouces de sa caverne d'amour. Tout en
s'exécutant, il humidifia son pouce qu'il appliqua sur l'anus de sa compagne pour
augmenter la stimulation. Sans rien ralentir de l'action linguale, il fit pénétrer son
pouce dans l'intimité anale de Linda. Les tout petits mouvements du bassin qu'exerçait
Linda indiquaient que celle-ci appréciait hautement l'exercice.
Après quelques longues minutes de ce traitement unique, David se releva et demanda à
Martin de lui tendre le vibromasseur sans fil qui était posé près du lit. Il l'activa
à la vitesse maximum puis frôla les mamelons de Linda. Comme ses seins pointaient vers
la table, puisqu'elle était penché au dessus, il insista pour stimuler uniquement la
pointe de ceux-ci. Il était visible que c'était pour Linda une zone extrêmement
sensible parce qu'elle émit de nombreux petits sons trahissant son plaisir.
Puis David dirigea l'appareil au long manche pour que la tête vibrante se retrouve sur
le sexe de Linda. La puissance de la stimulation était pour Linda insoutenable. En fait,
aucune femme ne pouvait résister à ça! David le savait bien et il ne voulait pas que
Linda monte si vite au septième ciel. Il voulait aussi prendre son plaisir au
passage
Il dosa donc la durée de l'intervention et quand il sentit Linda sur le
point d'exploser, il coupa le contact du vibrateur. Linda haletante se révolta presque et
implora David à continuer. C'est bien ce qu'il voulait faire, mais à sa façon. Il
retira de sa poche de pantalon, tout près, un condom, ou en fait ce que tout le monde
croyait être un condom. Il enleva le couvercle de la petite boite ronde pour retirer de
celle-ci une variante sur le thème du condom qui était en fait une enveloppe pour le
pénis, pas très mince ce qui nuirait à sa propre sensibilité sensibilité, mais
texturé pour décupler le plaisir chez sa partenaire féminine. Il déroula rapidement la
chose sur son pénis toujours droit comme une barre et s'approcha du jolie petit derrière
offert juste à la bonne hauteur. Lentement il pénétra Linda jusqu'au fond de son vagin
saturée de glaire. Elle réagit en inspirant soudainement très fort. Ce n'était pas
tellement la longueur du pénis qui causait problème mais son diamètre. Enrobé de la
sorte, il prenait en effet une proportion imposante. Avec un rythme d'horloge grand-père,
il balançait son bassin de l'arrière vers l'avant, en séquence, pour battre
inexorablement la mesure du plaisir. L'épaisseur de cette enveloppe pénienne lui
permettait d'être vraiment moins stimulé et donc de durer presque aussi longtemps qu'il
le souhaitait. Il savourait pénétrer Linda sans pour autant que la stimulation ne
l'amène trop rapidement à éjaculer par les pressions spasmodiques des muscles vaginaux
et les frictions exerçées sur son pénis. Le dosage d'excitation était pour lui presque
parfait.
Par contre, pour Linda c'était une toute autre histoire. De se faire pistonner de la
sorte par un pénis fort et volumineux, recouvert par surcroît d'une couverture texturée
par le démon lui-même, ça la rendait folle. Rapidement elle sentait qu'elle perdait le
contrôle, mais là elle le voulait ; c'était même la seule chose qu'elle voulait
maintenant. David répétait sans relâche les mouvements de pénétration profonde qui
étaient caractérisés par un retrait presque complet du pénis suivi d'un coup de butoir
lorsqu'il se reglissait profondément en Linda. Les jambes de Linda se mirent à trembler,
puis ce sont ses bras qui ne la supportaient plus. Pendant que David poursuivait sans
relâche ses va-et-vient, elle se mit à hurler de plaisir pour ponctuer pendant de
longues secondes les plus hauts plateaux de l'orgasme. Elle finit par se soustraire
vivement à David en se relevant et en se retournant toute chancelante. Elle s'assit
presque immédiatement sur la table, retira le condom maléfique du pénis de David et le
prit en bouche. Elle s'appliquait avec rage à faire une fellation dont David se
souviendrait longtemps. Tout en gardant le gland en bouche, en le suçant et en le
caressant de sa langue, elle appliqua un va-et-vient en serrant fermement le pénis de
David entre son pouce et son index. Là, c'est David qui se mit à défaillir. Il libéra
ce qui lui sembla être des onces de sperme dans la bouche gourmande de Linda. Celle-ci
savoura jusqu'à la dernière goutte des jets de ce nectar chaud et onctueux dont elle se
delectait avec un plaisir toujours renouvelé. Elle ne perdait jamais une goutte, avalait
tout, et continuait à lécher goulûment pour le plus grand plaisir de David. Avant même
de se retirer d'entre ses lèvres de sa conjointe, il se tourna vers Christine et Martin
pour demander:
Alors, le chrono, ça donne quoi?
22 minutes 40 secondes. D'après moi, ça ne donne pas un record mais on verra bien.
Et tous s'esclaffèrent de rire. Ni David et encore moins Linda ne s'était rendu
compte que tout le monde était maintenant à poil.
C'est Martin qui se leva d'un coup, les yeux brillants, pour dire:
À nous maintenant. J'ai un truc ou deux en réserve qui vont propulser Christine au
delà des nuages en un rien de temps
Regardez bien ça!
À suivre
*
Fin.
Camille. |