Il ne fallait pas décevoir. Julie le savait. Mais comment
diable pourrait-elle battre les chronos de ses deux amies? Dautant plus que les
spectacles hautement érotiques auxquelles elle venait dassister, en toutes
premières loges, avaient transformé tout son être en bête de sexe. Elle se sentait
prête à senvoler au premier touché. Ça, Paul le savait bien évidemment et
cest sur cette hypersensibilité quil comptait pour en mettre plein la vue à
ses complices dun soir. Paul regardait Julie avec un sourire entendu. Il
laissa sécouler plusieurs secondes. Son silence était porteur de mille promesses
de luxure. Puis il sadressa à sa conjointe à voix basse :
- Alors Julie
On ne crâne plus sur le contrôle sans limite que tu exerces sur
tes orgasmes? Comme je te connais, tu dois bien avoir maintenant un petit doute sur tes
capacités à résister bien longtemps à des stimulations choisies spécialement pour
toi.
- Na, na, na. Je suis tout à fait capable de me contrôler comme je lentends. Et
ça, je peux le prouver quand tu veux.
Mais son commentaire manquait de conviction profonde et ça ce nétait pas passé
inaperçu pour Paul qui la connaissait trop bien.
- Reste ma chérie que pour vibrer un bon moment dans la joie, tu aurais peut-être
besoin dun petit coup de pouce
Julie comprenait trop bien ce à quoi Paul voulait en venir. Ils avaient dans leur
chambre, à quelques portes de là, un sac de sport contenant tout un éventail de jouets
assez spéciaux. Mais Paul oserait-il utiliser cet équipement tout à fait unique dans ce
contexte ci? Elle connaissait déjà la réponse, mais ne voulait pas y croire.
- Non Paul. Non , non, non! Si tu penses à ce que je pense, ça va être trop. Ça ne
sera plus du jeu
- Voyons Julie, si tu es vraiment en contrôle de toi-même, ça ne changera absolument
rien. Par contre, dans le cas contraire, cela pourra vraiment taider à battre le
dernier chrono. Attendez-moi quelques instants, je vais à ma chambre pour prendre un sac
de voyage et je reviens tout de suite
Julie avait soudainement pris des couleurs. Non pas quelle soit pudique ou
spécialement gênée de nature, loin de là, mais là elle savait quelle aurait à
subir, sans pouvoir sy soustraire, les plus délicieux assauts imaginés avec une
créativité débordante par Paul. Et cette imagination, notamment dans les raffinements
des tourments sexuels, Paul nen manquait assurément jamais.
Il revint presque aussitôt avec un sac de voyage en cuir de couleur gris souris. Il
semblait évident que ce sac était bien rempli car le cuir souple bombait légèrement en
épousant la forme de son contenu. David et Christian étaient à la fois curieux et
impatients de voir ce que cachait ce sac aux trésors.
Julie ne portait que des bas jarretières noirs dont la fine dentelle du haut
découpait joliment ses cuisses fermes et bronzées. Comme elle était toujours assise en
indien sur le lit, il était impossible de ne pas voir ses lèvres vaginales naturellement
entre-ouvertes et rendues toutes luisantes par labondance de glaire sécrétée. La
performance récente de Linda lui avait fait tout un effet! Tout son être sétait
transformé en un sexe avide de sensations fortes. Cest ce dont témoignait
dailleurs la pointe très érectile de ses seins également bronzés. Elle regardait
Paul dun air moqueur en se disant « Tu ne vas quand même pas me faire jouer à ce
jeu là ici? ». Mais voilà, cétait précisément lintention de Paul. Il
invita Linda à se lever en lui tendant la main. Cest sans hésitation apparente
quelle accepta linvitation. Mais cest dans sa tête que les
questionnements se bousculaient. Comment pourrait-elle endurer toutes sortes de
stimulations auxquelles elle ne pourra pas se soustraire? Mais comment aussi pourrait-elle
aussi tourner le dos à tant de jouissance? Impossible!
- Tiens Julie. Place-toi pour linstant ici, les jambes légèrement en écart et
les deux bras en croix. Comme ça.
Paul se retourna et fouilla dans son sac pour en retirer quatre bracelets
dimmobilisation en cuir dont lintérieur était doublé en mouton. Un à un,
il attacha chacun deux. Il commença par les chevilles de Julie en sassurant
que les bracelets ne soient pas trop ajustés. Ce nétait pas requis car il était
de toute façon impossible de faire glisser le pied hors du bracelet
lespace
requis par la cheville empêchait cette évasion. Par contre, lorsquil ajusta les
bracelets aux poignets de Julie, il sassura dun ajustement parfait. Comme
Julie a de petites mains, il était déjà arrivé quelle se libère de ses
bracelets. Aujourdhui, ça narrivera pas! Puis il retourna au sac pour en
retirer une ceinture de cuir quil fixa à la taille de Julie. Cette ceinture était
fabriqué de quatre lanières retenues entre elles par autant danneaux de métal
chromé. Ces anneaux se retrouvaient positionnées à lavant, à larrière et
de chaque côté de Julie.
- Tu peux baisser les bras, mais reste comme ça, immobile. Je nai pas encore
terminé
On va voir si tu peux maintenant accueillir ces boules japonaises dont tu
aimes bien leffet à loccasion au bureau.
- Mais Paul
je ne pourrais pas les retenir à lintérieur. Elles vont
glisser. Au bureau jai une culotte et
je ne suis jamais mouillée comme ça!
Sans répondre, Paul prit les boules geishas écarta les lèvres de Julie et appliqua
celles-ci à lentrée de son vagin en appuyant avec de petits mouvements de
rotation. En pressant ainsi tout légèrement il fit pénétrer facilement la première
boule en la poussant avec son majeur. Il répéta lopération et la seconde boule
disparue elle aussi pour se nicher naturellement dans le sexe tout chaud de Julie. Elle
émit un drôle de petit Ahh, comme pour accueillir linquisiteur.
- Christine, Tu peux tenir le chrono? Je crois que le plaisir va commencer
- Bien sûr Paul. Et avec un grand plaisir avec ça.
Paul retira une autre lanière de cuir du sac. Il la fixa tout dabord à
lanneau de la ceinture de Julie qui était au centre derrière elle. Il fit ensuite
passer la lanière entre ses fesses, la remonta fermement vers lavant afin
quelle appuie sur son sexe mouillé puis la fixa à lautre anneau situé près
du nombril.
- Tu vois Julie. Tu nas plus à tinquiéter. De cette façon, les boules
resteront bien en place.
Paul invita Christine, Linda et leurs partenaires à se retirer du lit pour y installer
Julie. Il plaça tout dabord deux oreillers au centre du lit afin que Julie puisse
se coucher surélevée sur celles-ci. Paul fixa rapidement des cordes de nylon aux quatre
coins du sommier puis les relia aux quatre bracelets de cuir de Julie. Elle se retrouva,
en quelques instants, sur le dos, les jambes et les bras à lécart, fixés
solidement à ce lit qui allait devenir pour elle un paradis des sens.
Paul décida de pousser encore un peu plus loin la mise en scène. Il sortit de son sac
un appareil à massage doté dun long manche et terminé par une boule vibrante de
bonne dimension. Deux gros élastiques étaient déjà enroulés autour du manche à 5 ou
6 pouces de distance lun de lautre.
Cest alors que Julie lui dit avec une pointe dappréhension non dissimulée
:
- Tu ne vas pas faire ça!
- Mais si. Et juste pour ton plaisir ma chérie
Paul sapprocha de Julie, détacha dabord à lavant la lanière de
cuir qui disparaissait dans son entre-jambes et glissa cette lanière sous les élastiques
fixés au manche de lappareil à massage. Il fit glisser la lanière jusquà
ce que la tête vibrante du puissant appareil puisse être positionnée pour
sappuyer sur le clitoris de Julie. Puis il refixa la lanière à lanneau près
du nombril de Julie. Ainsi positionné, quimporte les mouvements ou les rotations du
bassin, la tête vibrante allait invariablement rester en contact avec les partie les plus
sensibles de ce sexe roux. Aucun retrait possible. Aucune contorsion ne pourrait même
minimiser le contact.
- Alors Julie, voyons maintenant si ça fonctionne!
Paul brancha le transfo de lappareil à massage à la prise murale puis inséra
lautre extrémité du long fil blanc terminé par une mini-prise au manche de
lappareil. Un petit témoin rouge salluma pour indiquer que lappareil à
massage était maintenant prêt à vibrer.
- Alors ma belle, ça va être maintenant ta fête. Et ce nest pas toi qui va
fixer la limite! Tu vas être gâtée. Prête à battre le chrono? On y va?
- Bien trop tard pour reculer. Et je ne veux vraiment pas reculer!
Sur linvitation de Paul, David, Linda, Christine et Martin sapprochèrent
de Julie. Cest huit mains sans gêne qui se mirent à caresser et à explorer le
corps totalement offert de Julie. Un aller simple au paradis pour Julie. Seul son sexe
était épargné, car son accès était entravé par la lanière de cuir qui retenait bien
en place lappareil à massage toujours silencieux. Après quelques minutes de ce
traitement, Linda décida dajouter un peu dépices à la situation. Elle
glissa un mot à loreille de Christine qui lui confirma son accord par un large
sourire. Elles se glissèrent toutes les deux au pied du lit et sintéressèrent aux
pieds de Julie. Elle réagit fortement aux chatouillements déments que les deux femmes
sappliquaient maintenant à lui donner avec insistance. Lintensité inouïe de
cette stimulation imprévue provoquaient chez Julie toutes sortes de contorsions afin de
sy soustraire. Mais rien ny faisait. Ses pieds solidement entravés
demeuraient des proies agitées mais totalement offertes à tous les assauts. Julie
manifestait de façon très sonore. Ses rires hystériques envahirent toute la pièce au
grand plaisir de tous. David et Christian, tout en titillant les seins de Julie, regardait
avec étonnement son visage transformé par le plaisir. Paul laissa laction aller un
bon moment. Julie était à la merci des plus délicieux tourments et cétait fort
bien ainsi. Puis Paul proposa un temps darrêt, question de tester son petit
dispositif maison pour forcer lorgasme. Tous furent daccord avec lui pour voir
enfin ce que cela allait bien donner.
Paul mit lappareil à massage en fonction à basse vitesse. Julie, à bout de
souffle à cause de lintense stimulation dont elle venait de faire lobjet,
resta tout dabord tout à fait stoïque. Elle ne broncha pas dun poil. Puis,
rapidement, elle se mit à onduler des hanches comme pour agir sur laction de
lenvahisseur. Mais elle navait aucun contrôle sur cette action. Le contact
entre la tête vibrante et son clitoris demeurait tout à fait constant. Cétait
dailleurs amusant de voir le mouvement vibratoire de cette tête vibrante qui, même
à basse vitesse, était parfaitement visible. Le souffle de Julie devenait de plus en
plus court et cest juste avant le premier orgasme que Paul coupa le contact.
Frustrée, Julie demanda à Paul de continuer immédiatement. Mais elle nétait pas
en mesure dexiger. Paul lui dit de patienter, juste pour faire durer le plaisir.
Puis les caresses reprirent, variées, imprévisibles. Elles venaient de partout. Julie
réclamait maintenant le pénis de Paul quelle voyait tout en érection. Il décida
de la satisfaire en lui permettant de pratiquer une fellation dont elle maîtrisait toutes
les subtilités. Il sapprocha delle et guida son pénis dans sa bouche
gourmande. Elle lui fit une fellation digne des dieux et Paul ne put sempêcher, au
bout dun moment, de répandre son nectar dans cette bouche toute chaude. David, dont
le sexe avait repris toute sa vigueur décida de succéder à Paul. Julie était au
septième ciel. Elle adorait faire glisser et tournoyer sa langue sur un gland chaud et
palpitant. David allait et venait doucement dans cette bouche où une langue habile
lamenait à son tour au bord de lorgasme. Elle sentit ce sexe se gonfler à
son tour jusquau point de non retour. Cest à grands jets que David inonda le
visage de Julie dun sperme épais et chaud. Linda sapprocha du visage de Julie
pour glisser sa langue sur le visage de celle-ci. Elle avait toujours aimé le goût du
sperme et elle le prouvait encore ici. Christine pendant ce temps avait réactivé
lappareil à massage. Elle entendait bien cette fois voir chez Julie une réponse
multi-orgasmique à la stimulation. La montée vers les hauts plateaux de lorgasme a
été fulgurante pour Julie. Presque sans avertissement, elle se mit à tressailler de
tout son corps en marquant de spasmes violents latteinte de chaque sommet dune
réaction en chaîne. Les orgasmes se succédaient sans répits. Julie hurlait de plaisir.
Le démesure du spectacle était à limage du plaisir duquel Julie ne pouvait
absolument pas se soustraire.
Cest finalement Christine qui arrêta lappareil et le retira en détachant
la lanière de cuir fixée à la ceinture de Julie. Elle glissa habilement deux doigts
dans le sexe de Julie puis retira doucement les deux boules japonaises rendues toutes
chaudes par leur séjour dans cette intimité mouillée. Elle défit également les
mousquetons qui retenaient les bracelets de chevilles de Julie aux cordes fixées au lit.
Martin remonta les jambes de Julie à la verticale et la pénétra à fond pour la
première fois de la soirée. Son sexe imposant glissait en elle avec facilité. Il la
baisa tant et si bien que cest en sueur quils atteignirent encore une fois
lorgasme en même temps. Christine détacha les bracelets de poignets de Julie et
celle-ci roula sur le côté, transformée par la jouissance.
- Un chrono dune heure ma belle. Tu nous as toutes battues. Qui laurait
cru. Tu as gagné!
- Gagné? Mais voyons, ce soir, il ny a eu que des gagnants!!!
Et cest dans un fou rire général que tous sentendirent sur le fait que le
chrono était un merveilleux prétexte pour une partie de jambes en lair que
personne noublierait de sitôt..
*
Fin.